.style1 { font-size: medium; } .style2 { border-width: 1px; background-color: #000000; } .style3 { color: #FFFFFF; } .style4 { font-size: large; } .style5 { font-size: medium; color: #FFD75E; } .style6 { color: #000000; }

jazz hot

Piero Iannetti 
Sextet Messengers


Hope Street, Dahomey Dance, Sky Drive, Pensativa, Caravan, Skylark, Crisis, Jodo
Piero iannetti (dm), Thierrry Gau (tb), Gérard Murphy (s), José Caparros (tp), Jean-Marie Carniel (b), Eric Méridiano (p)
Enregistré les 16 et 17 janvier 2013, Solliès Toucas (var)
Durée : 46' 21''
Productionjazz (www.iannetti.eu)


Quelques excellents jazzmen vivant dans le Sud-Est, y assurant tout au long de l’année la vie du jazz avec une ténacité et un courage digne d’éloges, se sont réunis pour former ce groupe « Sextet Messengers ». Citons leur intention déclarée : « Petit bout de chemin dans la voie tracée par les Jazz Messengers, immersion dans cette chaleur musicale, dans cette transpirations du jazz… » Contrat rempli magnifiquement, et sans imitation servile, mais en réinterprétant cette musique avec des arrangements personnels, où l’on sent la patte de Christophe Dal Sasso ;  et surtout le même feu, le même engagement que leurs aînés. Et pour se différencier encore plus ils jouent en sextet, avec un trombone ; ce qui bien sûr change le son du groupe. Les arrangements sont épatants, d’une facture assez classique, c’est à dire dans l’esprit Jazz Messengers : ça sonne, ça swingue, la musique est belle et pimpante, avec toujours le souci de la mélodie.  Autre qualité, les solos s’insèrent toujours dans l’arrangement, dans l’esprit du morceau, il n’y a jamais d’exploit isolé. On sent le plaisir de jouer ensemble, d’échanger.
Eric Méridiano se révèle un parfait pianiste pour ce contexte ; il a ici une unité de style qui lui fait parfois défaut; le soutien, les solos, sobres et forts à la fois sont un régal, comme dans « Caravan », thème rebattu aujourd’hui, et pourtant ils arrivent à le renouveler, avec une belle prestation du leader à la batterie : un toucher de baguette sec et rond, d’une grande clarté, aussi bien sur les peaux que sur les cymbales ; il se taille la part du lion sur ce thème, aidé par la contrebasse aérienne de Jean-Marie Carniel. Thierry Gau se place dans la grande lignée des trombones, disons de J.J. Johnson à Slide Hampton, avec un gros son cuivré, de la puissance et un beau sens du contrechant, comme sur « Skylark », une belle ballade exposée avec feeling et sobriété à la trompette par José Caparros. Celui-ci fait preuve d’une belle évolution, un beau son cuivré, bien équilibré, des attaques tranchantes, un phrasé bien délié, de la puissance ; il semble avoir trouvé sa voix avec le hard bop. Un musicien toujours au sommet, c’est le saxophoniste Gérard Murphy, il rentre dans ses solos à la façon Coltrane (mais il n’est pas coltranien), toujours habité, profond, toutes ses interventions sont à fendre l’âme : voilà un musicien qui mérite d’être à la première place. Peu de saxophonistes atteignent à cette force d’expression. A signaler la qualité de la prise de son de Christophe Dal Sasso pour cet album plus que réjouissant. 

Serge Baudot


piero iannetti article de presse
piero iannetti sextet Messengers

 

 

.......................................................................................................................................................................................................................................